Alexia Grousson

Le 16 mai, l’Association des Camerounais du sud-ouest de l’Ontario a rassemblé sa communauté et plusieurs invités issus d’autres horizons culturels afin de célébrer la Fête de l’unité nationale du Cameroun. Par le biais d’une programmation variée qui mêlait sport, traditions, musique et gastronomie, l’activité avait pour objectif de souligner la richesse culturelle du pays tout en favorisant le rapprochement entre les générations et les communautés.

« Cette célébration culturelle est soulignée le 20 mai. Pour cette 54e édition, nous souhaitions non seulement célébrer notre pays, mais aussi faire découvrir à tous la richesse et la diversité de la culture camerounaise », explique Florence Makuetche, présidente du comité organisateur.

Les festivités ont débuté par une journée sportive placée sous le signe du rassemblement et de la fraternité. Au programme : un tournoi de soccer familial.

« Nous voulions rassembler les familles autour d’une activité fraternelle qui favorise la réunification et l’unité. Beaucoup apprennent par le jeu, et le sport est une bonne façon de transmettre ces valeurs », souligne Mme Makuetche.

Elle rappelle également que plusieurs jeunes, nés au Canada ou issus d’autres nationalités, connaissent peu les traditions camerounaises.

La compétition sportive s’est conclue par la finale qui a opposé l’équipe mixte aux vétérans. Puis, les participants ont découvert un jeu traditionnel camerounais de soccer appelé « Dorchi babouche ». Munis de chaussures et confrontés à des ballons lancés sur le terrain, les joueurs devaient réunir les paires au centre du stade tout en évitant les obstacles.

L’après-midi s’est terminée par une série de prestations de danse représentant les dix régions du Cameroun. En soirée, les célébrations se sont poursuivies au Collège Boréal et quelque 200 personnes y ont participé, dont la députée fédérale de Windsor-Tecumseh-Lakeshore Kathy Borrelli, Emmanuelle Richez du Conseil scolaire Viamonde et Paul Lachance du Csc Providence.

La soirée a été marquée par des performances musicales, des expositions culturelles et une cérémonie de remise de prix afin de souligner l’engagement des membres de la communauté.

Un grand défilé a permis d’admirer des tenues traditionnelles emblématiques du Cameroun telles que le Ndop, porté par les princes et les rois de l’Ouest camerounais, le Kaba ngondo du littoral ou encore le Boubou originaire du nord du pays. Des kiosques de bracelets, bijoux et chapeaux traditionnels complétaient l’expérience culturelle.

Les convives ont aussi découvert les saveurs des différentes régions grâce à un buffet préparé par les femmes de la communauté. Chaque plat était accompagné d’explications sur sa préparation et sa manière traditionnelle d’être dégusté.

Plusieurs danses emblématiques ont animé la soirée, telles que la Cameroun Dance, mélange de styles issus de différentes tribus, le Grand Takam provenant de l’Ouest, le Tchana Pierre, considéré comme une danse de l’unité, ainsi que le Ben Decca venue du littoral.

Les jeunes ont présenté un exposé sur l’histoire du pays, ses régions et les fondements de l’unité nationale. Ils ont aussi abordé les enjeux de transmission culturelle et d’intégration au Canada et ont expliqué comment la communauté parvient à préserver ses repères et ses traditions à l’étranger.

La soirée s’est conclue sur la piste de danse animée par le DJ Mangwa Premier, dont la programmation musicale variée a rassemblé des participants de toutes origines.

Parmi les moments marquants de la journée, Mme Makuetche retient la remise de prix effectuée par la députée. « Les émotions étaient intenses. Se faire reconnaître est important. C’était une agréable surprise », confie-t-elle. Elle souligne également l’importance de la participation des jeunes et du soutien des autres groupes culturels présents.

Au terme des célébrations, Florence Makuetche se réjouit des réactions positives. « Les participants ont appris davantage sur notre culture et la diversité de notre pays. Ils ont dansé au rythme de nos musiques. Il est important de bien connaître d’où vient l’autre afin de vivre en communion fraternelle », conclut-elle.

Photo : L’équipe mixte qui a remporté la victoire. (Crédit : Tom Sobocan)