Chrismène Dorme
Septembre pointe le bout de son nez, les cartables ressortent des placards et le rythme de l’école et du travail reprend peu à peu. Cependant, les vacances ne sont pas tout à fait terminées. Il reste encore de belles journées pour profiter des parcs, des marais et des espaces naturels de Windsor-Essex et, pour ceux qui prennent le temps de lever les yeux, pour observer une impressionnante diversité d’oiseaux.
À cette période de l’année, les paysages se transforment rapidement et les oiseaux se préparent, pour certains, à entreprendre leur grand voyage vers le sud. Avec plus de 340 espèces observables au fil des saisons, Windsor-Essex constitue l’un des sites d’observation des oiseaux les plus remarquables en Amérique du Nord.
Jusqu’à l’automne, plusieurs espèces emblématiques peuvent être aperçues dans les différents milieux naturels du coin. C’est notamment le cas de la paruline à ailes dorées, un petit oiseau chanteur particulièrement remarquable. Son plumage attire immédiatement le regard : un masque noir bien marqué, une calotte et des taches noires et jaunes se détachent sur un corps aux teintes gris doux.
Autre vedette ailée de la région, la mésange bicolore occupe une place particulière. Le 12 avril 2023, elle a été désignée oiseau officiel de la Ville de Windsor, à la suite d’un vote du public.
Impossible également de passer à côté du geai bleu, reconnaissable à ses plumes d’un bleu intense. Présent dans de nombreux secteurs boisés et espaces verts, il fait partie de ces oiseaux familiers qui peuvent transformer une promenade ordinaire en véritable sortie d’observation.
La découverte ne se limite toutefois pas aux petits oiseaux chanteurs. Parmi les espèces de plus grande taille, le « grand héron » et la « grande aigrette » figurent parmi les silhouettes les plus impressionnantes que l’on puisse rencontrer dans les milieux humides de la région. Dans les espaces ouverts, il n’est pas rare non plus d’apercevoir l’urubu à tête rouge, souvent reconnaissable à son vol plané.
Du parc national de la Pointe-Pelée aux aires de conservation de Holiday Beach et de Hillman Marsh, en passant par le parc Ojibway, les espaces naturels constituent des haltes précieuses pour les oiseaux qui entreprennent de longs périples. Ils offrent également un habitat permanent à de nombreuses espèces non migratrices, observables toute l’année.
À l’automne, ces mêmes lieux prennent une nouvelle dimension. Plusieurs sites d’observation populaires le long de la rive sud deviennent notamment des sites privilégiés pour assister au passage des monarques, qui entreprennent leur migration vers le sud, en direction du Mexique. À Pointe-Pelée, le spectacle de ces papillons en déplacement vient ainsi compléter celui des oiseaux migrateurs.
Photos : Avec ses couleurs reconnaissables, le geai bleu peut transformer une promenade en véritable moment d’observation. (Crédit : Pexels)




