Animée par Idrine Matenda-Zambi, professeur à temps partiel au campus de Windsor de l’Université d’Ottawa et conseiller pédagogique au Conseil scolaire catholique Providence, cette célébration virtuelle du Mois de l’histoire des Noirs aura permis à une trentaine de personnes d’en apprendre davantage sur la contribution des Noirs à la communauté de Windsor-Essex.
Destinée à la communauté noire de la région, la présentation se voulait très informative. « Avez-vous déjà vu cette murale dans la région? », demande l’animateur, affichant la photo d’une oeuvre gigantesque représentative de personnalités noires qui ont contribué au développement de la communauté de Windsor-Essex. « Il faut aller au-delà de l’esclavage, dit-il. Il faut expliquer à nos enfants que les Noirs ont contribué grandement à la communauté. Il est important qu’ils le sachent », mentionne M. Matenda-Zambi.
Puis, il enchaîne avec des notes biographiques sur ces illustres pionniers (Mary Ann Shadd, l’évêque C.L. Morton, Justin Jackson, Walter Perry, Révérend J.T. Wagner et Alton C. Parker) en vedette sur la murale à l’angle des rues Wyandotte et McDougall.
« Ce sont tous des Canadiens noirs qui ont contribué à notre histoire; il y a longtemps que les Noirs sont présents dans la région », rappelle l’animateur. Il en a été de même avec une autre murale commémorative de l’histoire des Noirs dans la ville de Sandwich. Il a incité les parents à faire connaître ces hommes et ces femmes à leur progéniture. Des Noirs qui, par leurs efforts, ont laissé leur marque dans le Sud-Ouest de la province.
Dans la même veine, quelques sites historiques et musées qui retracent l’histoire des Noirs ont été mentionnés, y compris le chemin de fer clandestin et le Musée de la liberté à Amherstburg.
Selon les informations fournies, la population noire a toujours été présente au pays et l’est de plus en plus. De 573 000 personnes en 1996, elle a doublé au cours des 10 années qui ont suivi pour passer à 1,19 million en 2016. Selon les projections, la population noire devrait s’accroître de 5 ou 6 % d’ici 2036. Il semble donc important que les groupes et organisations par et pour les communautés noires de Windsor se mobilisent.
M. Matenda-Zambi a poursuivi sa présentation en énumérant des organismes dont les objectifs sont aussi axés sur les personnes de race noire et les nouveaux arrivants, notamment le Centre d’orientation pour adolescents, Black Sport Academy, WEST, W5 et le NCCE. Il a aussi été question d’une boutique africaine située au 956, avenue Howard où sont offerts de la nourriture, des bijoux et des vêtements; des salons de coiffure « Beauty is Me » pour femmes et filles noires. « Il faut s’assurer que nos filles soient fières de leurs cheveux », mentionne le conseiller pédagogique.
Une liste des services francophones offerts, entre autres, pour les nouveaux arrivants dans Windsor-Essex et préparée par le Centre communautaire francophone de Windsor-Essex-Kent a ensuite été rendue accessible aux participants. C’est ainsi que cette célébration du patrimoine culturel des Noirs s’est conclue dans Windsor-Essex.
PHOTO (archives Le Rempart) – Des pionniers de Windsor-Essex d’origine africaine. De gauche à droite : Mary Ann Shadd, l’évêque C.L. Morton, Justin Jackson, Walter Perry, Révérend J.T. Wagner et Alton C. Parker.