Le Centre francophone africain de Windsor-Essex (CFA) a proposé, le 5 septembre, un atelier consacré à l’intelligence artificielle. Nommée « L’IA sans limites », cette rencontre visait principalement les membres de la collectivité francophone désireux d’apprivoiser ces technologies en pleine expansion.
Nouveaux arrivants, jeunes, étudiants, chercheurs d’emploi, salariés et entrepreneurs figuraient parmi les personnes ciblées. « L’essor rapide de ces outils soulève un besoin d’accompagnement, alors que leur présence se fait désormais sentir dans les études, les démarches professionnelles, la recherche d’emploi, les activités commerciales et les tâches quotidiennes. Certaines personnes demeurent toutefois peu familières avec leur fonctionnement ou hésitent encore à les intégrer à leurs pratiques », selon Gratiace Mbala, directeur général de l’organisme.
L’initiative cherchait donc à rendre ces ressources plus accessibles en français et à réduire certaines inégalités numériques. Les participants ont découvert plusieurs applications concrètes de l’intelligence artificielle (IA), notamment pour rédiger des documents, concevoir un curriculum vitæ, effectuer des recherches, préparer une présentation ou générer des images. Ces exercices ont permis de passer de la théorie à l’expérimentation, avec la possibilité de tester directement différentes fonctionnalités.
La formation ne s’est cependant pas limitée aux avantages de cette technologie. Les animateurs ont également abordé ses limites et les précautions nécessaires lors de son utilisation. La protection des renseignements personnels, la vérification des informations produites par les systèmes automatisés ainsi que l’importance du jugement critique figuraient parmi les sujets discutés. Ces notions rappellent que les réponses générées par une plateforme doivent être examinées avant d’être utilisées, particulièrement lorsqu’elles concernent des décisions importantes ou des renseignements sensibles.
Au terme de la soirée, les participants disposaient d’une meilleure compréhension des possibilités offertes par l’IA. Les échanges ont donné lieu à plusieurs questions, tandis que les exercices pratiques ont permis à chacun de découvrir des applications susceptibles de répondre à ses besoins personnels ou professionnels.
L’intérêt manifesté au cours de cette activité laisse également entrevoir une volonté d’approfondir ces connaissances. Plusieurs personnes ont souhaité poursuivre leur apprentissage par le biais de de futures formations, signe que la demande pour un accompagnement adapté demeure présente.
Pour le Centre, cette démarche a favorisé l’inclusion numérique au sein de Windsor-Essex. En offrant des occasions d’apprentissage accessibles, l’organisme cherche à soutenir l’autonomie des francophones, particulièrement des personnes issues de l’immigration et de la communauté africaine. La maîtrise progressive de ces nouveaux outils peut ainsi devenir un levier supplémentaire pour faciliter l’intégration socio-économique, stimuler les projets professionnels et participer pleinement à une société où le numérique occupe une place croissante.
Photo : Gratiace Mbala présente l’atelier. (Crédit : CFA)





