Richard Caumartin

Les dirigeants de Radio-Canada se sont rendus à Windsor le 18 juin pour rencontrer des intervenants de la communauté francophone afin de leur demander ce qu’ils attendent de leur station de radio locale afin de se rapprocher un peu plus de son public.

« Depuis un an, nous avons eu une chance extraordinaire à Radio-Canada, un réinvestissement du gouvernement fédéral pour nous aider et aujourd’hui, cette injection de fonds se traduit par l’ajout de deux postes pour créer à Windsor une émission d’une heure en après-midi, du lundi au vendredi, annonce Jean-François Rioux, directeur général des médias régionaux.

« Cela nous permettra de ramener plus de programmation ici à Windsor. Nous avons déjà ouvert le bureau de London il y a deux ans et maintenant, nous ajoutons à la couverture locale, un service à la communauté que nous croyons très important. »

M. Rioux, accompagné de Jean-François Cochet, directeur régional pour l’Ontario et Ottawa-Gatineau, Andréanne Germain, première cheffe de la production des contenus pour le nord de l’Ontario et le Sud-Ouest ainsi que Marie-Claude Gélinas, cheffe Expérience citoyenne et partenariats pour l’Ontario et Ottawa-Gatineau avaient rencontré l’équipe de la station de Windsor avant leur réunion avec les représentants de la communauté pour leur annoncer la nouvelle. L’heure de diffusion n’a pas encore été déterminée mais ce sera soit de 15 h à 16 h ou de 17 h à 18 h.

Autre nouvelle importante, en dehors des heures de diffusion locale, la station ne diffusera plus en simultané la programmation de sa station ICI Radio-Canada Première (CJBC) à Toronto, mais sera plutôt affiliée à CBON-FM, station de Radio-Canada à Sudbury.

« Nous avons rattaché Windsor à Sudbury parce que les deux communautés se ressemblent beaucoup. La logique marche, déclare Jean-François Cochet. Ce sont deux petites communautés éloignées des grands centres urbains. Laissons le plus d’autonomie possible à ces deux stations. Elles connaissent mieux leur public et les priorités de ces marchés. »

La chose la plus importante selon les dirigeants est la proximité. « On veut se rapprocher des communautés, ajoute Jean-François Rioux, avoir une programmation et une couverture de l’actualité qui est plus en lien avec la réalité des gens. C’est pour cela d’ailleurs que nous avons ouvert le bureau à London qui reçoit les ondes du Sud-Ouest et non de Toronto. Nous essayons de créer une cohérence qui reflète mieux la communauté. »

Les représentants d’Épelle-moi Canada, du Festival international du film de Windsor, de l’Université de Windsor, du Club Richelieu et du Collège Boréal présents pour rencontrer les dirigeants du diffuseur public ont beaucoup apprécié cette nouvelle inattendue.

Les intervenants ont discuté de façons de donner plus de visibilité à certaines activités communautaires avec une couverture locale de Radio-Canada, comme c’était le cas l’an dernier au lever du drapeau franco-ontarien à l’Université de Windsor, des événements rassembleurs importants.

« Comment bâtir un sentiment d’appartenance, un élan touristique envers le Festival international du film de Windsor (WIFF) en Ontario et au Canada français, demande Vincent Georgie. Ce ne sont pas juste des gens qui viennent d’ici, mais qui sont dans le Nord, Ottawa-Gatineau et au Québec. Donner un sentiment que le WIFF appartient à la francophonie ontarienne et même canadienne. »

C’est une des pistes de discussion avec laquelle la direction de Radio-Canada est repartie et sur laquelle elle se penchera pour donner plus de rayonnement à travers le pays pour ce genre d’activités francophones qui connaissent du succès localement.

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Photo : L’équipe de CBEF Windsor accueillera deux nouveaux employés cet automne alors que Radio-Canada diffusera une émission locale en après-midi. (Crédit : R. Caumartin)