La jeunesse congolaise de Windsor-Essex a organisé une soirée de gala vibrante afin de mettre à l’honneur la culture à travers danses traditionnelles, gastronomie et échanges intergénérationnels. L’événement a rassemblé la communauté locale autour d’une célébration riche en émotions, portée par la transmission et la fierté des origines culturelles partagées.
Chrismène Dorme – IJL – Le Régional
Les tambours ont résonné, les étoffes traditionnelles ont illuminé la salle et plusieurs générations se sont retrouvées autour d’un même héritage culturel le 23 mai. La Communauté congolaise de Windsor-Essex (COCOWE) et l’organisme Jeunesse M’Mbondo Windsor-Essex ont uni leurs efforts pour soirée placée sous le signe de la transmission culturelle.
Derrière cette rencontre festive, une ambition claire : mettre en valeur la richesse de la culture Babembe, issue d’un vaste héritage du peuple M’Mbondo, une grande communauté bantoue d’Afrique centrale établie principalement dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon les explications partagées lors de la soirée, cette culture regroupe plus de 450 tribus et dialectes, ce qui illustre bien une diversité linguistique et identitaire exceptionnelle.
Sur scène et dans la salle, les danses traditionnelles ont occupé une place centrale. Les prestations ont permis de faire découvrir différentes expressions chorégraphiques propres aux traditions congolaises, tandis que les enfants ont également participé, ce qui incarne une relève culturelle déjà engagée.
La soirée ne s’est pas limitée à la danse. Les invités ont pu découvrir une immersion complète dans la culture Babembe à travers la gastronomie, les vêtements traditionnels et les échanges intergénérationnels. Une expérience qui visait autant à célébrer qu’à transmettre.
Présente pour encadrer l’initiative, la COCOWE a souligné l’importance de l’implication des jeunes et à tenu à rappeler le rôle essentiel des aînés dans la transmission des savoirs.
« Organisé certes par les jeunes, mais c’était sous l’encadrement des adultes. La culture est enseignée par les adultes », a expliqué Jacques Lehani, directeur de la COCOWE.
Du côté de la jeunesse, l’objectif est tout aussi clair : ouvrir les portes de la culture Babembe au plus grand nombre. « Pour montrer aux autres communautés afin qu’elles puissent se familiariser avec notre culture », a indiqué Héritier Kashindi, chargé des relations publiques de Jeunesse M’Mbondo Windsor-Essex. Né en République démocratique du Congo, il insiste sur l’importance du dialogue interculturel : « C’est important de se mélanger, de discuter et de montrer aux jeunes la richesse de la culture ».
En effet, les convives étaient émus par l’ambiance de la soirée. Ils ont tous évoqué un moment rare de partage : « C’était merveilleux de voir des enfants nés au Canada danser les danses traditionnelles du Congo », ajoute M. Lehani.
L’initiative a également rassemblé plusieurs organismes communautaires de la région, témoin d’un fort soutien local et d’un intérêt grandissant pour les initiatives culturelles issues des communautés africaines.
Pour les organisateurs, cette soirée dépasse largement le cadre festif. Elle s’inscrit dans une démarche de visibilité et de reconnaissance. « Nous encourageons toutes les cultures à pouvoir s’organiser. L’avenir, c’est de continuer à soutenir les différentes initiatives, dans un esprit d’unité et de culture partagée », a ajouté Jacques Lehani, ce qui souligne l’importance pour la nouvelle génération de connaître ses racines.
Quant à l’organisme Jeunesse M’Mbondo, il ne compte pas s’arrêter là. Déjà engagé dans des activités de soutien scolaire et de bénévolat, le souhait est de multiplier ce type de rencontres culturelles dans les mois à venir, porté par l’enthousiasme suscité par cette première édition.
Une soirée qui, au-delà des danses et des saveurs, aura surtout rappelé une chose : la culture prend tout son sens lorsqu’elle se partage.
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Photo : Des jeunes participants en tenues traditionnelles (Crédit : Communauté congolaise)






