Alexia Grousson
Le Collège Boréal de Windsor a accueilli une soirée gala organisée par l’Association des Camerounais du sud-ouest de l’Ontario (ACSOO), le 21 mars, dédiée à la femme et mêlant conférences, arts, gastronomie et solidarité.
« Cette soirée était une véritable déclaration d’amour à la femme africaine et une démonstration éclatante de la vitalité d’une diaspora qui s’organise, qui grandit et qui s’enracine dans le tissu social. Venus des quatre coins de la région et habillés aux couleurs du Cameroun, tous se sont réunis pour rendre hommage à celles qui font battre le cœur de la communauté », a expliqué Ive Archil Tchinda, vice-président de l’ACSOO.
La cérémonie a débuté par le mot de bienvenue du président Didier Metiotsop, suivi des allocutions de Nadine Dyang, présidente du Comité organisateur, et de deux conférenciers.
Le juriste Cédric Engone a ouvert les interventions avec un discours intitulé Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles. « Il a rappelé que l’égalité des droits n’est pas un cadeau, mais une conquête quotidienne, en Afrique comme en Occident, et que la connaissance du droit est une arme puissante entre les mains des femmes », a ajouté M. Tchinda.
Amina Gerba, première Camerounaise nommée sénatrice indépendante au parlement canadien, a été mise à l’honneur, symbole inspirant pour toute une génération.
Mina Teufack, directrice générale et fondatrice de FanyaBlacks, a ensuite pris la parole sur le thème« Consommons africain! De la solidarité à la puissance économique communautaire : la diaspora peut-elle bâtir son propre avenir? »
« Sa réponse à la question était claire : oui, la diaspora africaine peut, et doit, devenir un acteur économique autonome et souverain », souligne le vice-président de l’ACSO. Son propos ancré dans le concret et l’entrepreneuriat a résonné fort pour les nombreuses personnes ayant fait le choix d’entreprendre loin de leur pays natal.
Le programme artistique de la soirée a enchaîné des reprises de chants, sketches humoristiques, ainsi qu’une lecture de poèmes. « Chaque prestation était un tableau vivant de la femme camerounaise dans sa diversité, forte, créative, spirituelle, drôle et profondément humaine », a commenté Ive Archil Tchinda.
Le buffet a proposé aux convives des plats typiques du Cameroun et a offert un hommage aux traditions culinaires et artisanales de la communauté.
Le moment fort de la soirée fut le défilé des femmes, arborant fièrement leurs tenues traditionnelles, avant que tous ne se retrouvent sur la piste de danse pour clôturer la fête. Derrière cette soirée se dessine une réalité démographique : chaque mois, de nouveaux arrivants choisissent Windsor pour sa qualité de vie, ses opportunités économiques et la présence d’une communauté bien établie.
« L’ACSOO montre qu’une association peut à la fois préserver une identité culturelle et faciliter l’intégration, deux missions qui se renforcent mutuellement. Dans une province qui valorise la diversité et la francophonie, ce type d’initiative mérite d’être soutenu. L’organisme entend poursuivre son engagement dans les institutions, les débats et la vie quotidienne de la région, avec la même énergie et la même chaleur qui ont marqué cette soirée », conclut Ive Archil Tchinda.
Photo : Des participantes en tenue traditionnelle (Crédit : ACSOO)






