Alexia Grousson

Pour l’écrivain Jean Gastaldi, « une maman est semblable à une rose qui ne se fane jamais ». C’est en accord avec cette métaphore que le Centre communautaire francophone de Windsor-Essex-Kent (Centre francophone) a souligné les mères ainsi que toutes les femmes de la communauté avec un café-causerie le 10 mai.

« Avec le café-causerie, nous voulions mettre l’accent sur le bien-être des femmes. Nous voulions qu’elles prennent conscience de l’important de lâcher prise et de se dégager du temps pour soi. Beaucoup d’entre elles sont immigrantes et il leur est difficile de trouver du temps de repos. Elles ont beaucoup de stress à la suite de leur nouvelle situation et ont tellement de choses à gérer que souvent elles se mettent de côté. Nous voulions leur donner un moment de détente et de répit », explique Marine Lefèvre, gestionnaire des programmes et services subventionnés au Centre francophone.

L’activité a commencé par un atelier de relaxation animé par la travailleuse sociale Lauren Gagnon. Elle a demandé aux participantes de fermer les yeux et de se détendre avec des techniques de respiration. Puis, celles qui le souhaitaient pouvaient partager leurs expériences, les défis auxquels elles sont confrontées et leurs stratégies pour s’en sortir.

« Certaines ont parlé de ce que représente être une maman, de leur rôle important dans la famille ainsi que du besoin de faire attention à soi. Une participante a évoqué la double influence, Moyen-Orient et Canada, qui a suscité des changements dans sa façon d’être une mère, par exemple donner plus de liberté en laissant les enfants vivre leurs propres expériences, comme on le fait ici au Canada », ajoute Mme Lefèvre.

Un service de garde était disponible pour que les mamans puissent profiter de ce moment pleinement. Avant de partir, la directrice générale de l’organisme, Yasmine Joheir, a remercié les participantes et leur a remis une rose et des chocolats.

« La rose est vraiment un message universel pour toutes les mamans. On voyait leur joie et leur sourire. Elles ont pu profiter d’un moment juste pour elles, rencontrer de nouvelles personnes et tisser des liens », conclut Marine Lefèvre.

Photo (CCFWEK) : Rita Farhat (à gauche) remet une rose à une maman.