Alexia Grousson
Présentée dans le cadre du Salon international de l’auto de Détroit, la Dodge Charger Sixpack s’est imposée comme l’un des modèles phares de l’édition 2026. L’événement, ouvert au public du 17 au 25 janvier à Huntington Place, au centre-ville, à réuni plus de 40 marques au cœur de l’industrie automobile américaine.
Cette édition est toutefois marquée par un net ralentissement de l’électrification, avec moins de nouveautés et des ambitions revues à la baisse chez plusieurs constructeurs. C’est dans ce contexte que les prix des véhicules nord-américains de l’année 2026 ont été dévoilés dès l’ouverture du Salon.
La Dodge Charger Sixpack a convaincu un jury composé d’une cinquantaine de journalistes automobiles américains et canadiens. Avec 195 points, la Charger a devancé la Honda Prelude hybride et la Nissan Sentra redessinée. Après l’absence remarquée des constructeurs américains l’an dernier, Dodge signe ainsi un retour en force, notamment grâce à l’élargissement de la gamme avec une variante à quatre portes et à l’introduction d’une motorisation thermique venant épauler la Charger Daytona électrique.
La Dodge Charger Sixpack s’inscrit dans la tradition des « muscle cars » américaines (c’est-à-dire une voiture conçue pour la puissance et les accélérations), tout en adoptant une approche résolument moderne. Elle marque le retour d’une version à moteur thermique au sein de la gamme Charger, après l’introduction de modèles électriques, afin de répondre aux attentes des amateurs de conduite sportive classique. Sous le capot, elle est animée par un moteur six cylindres en ligne bi turbo de trois litres, connu sous le nom de Hurricane, décliné en deux niveaux de puissance selon la configuration. Cette motorisation, associée à une transmission automatique à huit rapports, offre des performances élevées tout en intégrant des technologies contemporaines.
La Charger Sixpack se distingue également par son système de traction intégrale capable de fonctionner en propulsion, préservant ainsi les sensations typiques des « muscle cars ». Son design robuste et agressif, combiné à des équipements axés sur la performance, illustre la volonté de Dodge de faire le lien entre l’héritage automobile américain et les exigences techniques actuelles.
En dehors des considérations techniques, un élément retient particulièrement l’attention de la communauté locale : la voiture a été assemblée au sein du Windsor Assembly Plant, une usine emblématique de Stellantis consacrée aux modèles Dodge. Cette réalité suscite une vive fierté chez les francophones de la région, qui forment près d’un tier des employés de l’usine. Le PDG de la marque, Matt McAlear, a d’ailleurs souligné l’engagement et le savoir-faire des employés de l’usine, saluant leur contribution déterminante à ce succès.
« Nous sommes très contents face à cette nouvelle. Nous avons travaillé très fort pour cette voiture, et cela faisait 30 ans que l’on n’en avait pas construit une entièrement à cet endroit, relate Paul Lachance, qui travaille dans le domaine de l’automobile depuis plus de 40 ans dont 13 ans dans cette usine.
« À la suite de ce résultat, il pourrait y avoir des retombées positives pour l’usine. Ce que nous avons bâti ici démontre que Windsor est tout aussi capable que les usines aux États-Unis d’assembler d’autres véhicules. Nous faisons du bon travail, ce qui peut favoriser l’obtention de nouveaux contrats. »
Photo : La Dodge Charger Sixpack s’est imposée comme l’un des modèles phares de l’édition 2026 du Salon de Détroit. (Crédit : Stellantis North America)






